Blessure du rejet: 12 signes révélateurs pour la reconnaître
Le rejet, c’est le fait de refuser de reconnaître la présence, les sentiments ou les émotions d’une personne. C’est de la mettre de côté et de la mépriser. Différemment à l’abandon, qui consiste à abandonner quelqu’un pour autre chose, le rejet, c’est de repousser quelqu’un pour qui il est.
Le rejet fait naître en nous le sentiment d’être indésirable, invisible, exclu et sans valeur. Ce refus est souvent expérimenté dans un contexte relationnel et la conséquence émotionnelle du rejet est douloureuse. Que ce soit au travail, en amour ou en amitié, le rejet est une émotion que nous pouvons vivre à plusieurs reprises. C’est l’une des blessures les plus complexes à surmonter parce qu’il impacte profondément notre esprit.
C’est l’enfant à l’intérieur de nous qui subit toutes nos blessures. À l’âge adulte et même à l’enfance, nous développons des mécanismes de survie pour ne plus nous souvenir de notre douleur et nous rejetons notre nature enfantine. Cet enfant intérieur ne disparaît pas. Il se cache dans notre inconscient et souffre en silence. Lorsque celui-ci n’est pas vu ou entendu, il forme une ombre avec un comportement saboteur parce qu’il est endeuillé.
Face au rejet ou à d’autres traumatismes émotionnels, notre côté sombre émerge et nous domine, car il cherche à être vu et à être aimé. Pour le dissimuler, nous construisons une personnalité superficielle qui reflète l’image que nous voulons projeter. Dans certaines situations, lorsqu’il émerge, nous perdons le contrôle de nous-mêmes et on se met à agir d’une façon impulsive et qui va à l’encontre de nos valeurs. Ces comportements peuvent être parfois humiliants et dégradants. Ils isolent davantage notre enfant intérieur, qui cherche à se faire accepter, parce que nous l’avons rejeté.
L’enfant intérieur est le symbole de notre cœur. Nous guérissons lorsque nous trouvons premièrement le courage de le regarder pour le soigner.
Cet article introductif sur le rejet a pour but de mettre de la lumière sur notre inconscient et sur l’état de notre cœur en examinant les signes et symptômes d’une personne affectée par le rejet afin d’être en mesure de s’analyser avec compassion et de grandir en conscience de soi.
Sommaire:
Quels sont les 12 signes révélateurs d’une personne affectée par le rejet?
1. La peur de l’intimité
La peur de l’intimité, c’est la peur du rejet. L’intimité crée une proximité qui nous rend vulnérables et met en évidence nos blessures émotionnelles. Un cœur blessé par le rejet est fragile et il est tout à fait normal de vouloir le protéger. Le problème est que nous le protégeons au prix de l’amour.
Une personne blessée par le rejet a de la difficulté à bâtir des relations intimes et a tendance à repousser ceux qui touchent réellement son cœur. À cause de sa blessure, elle rejette l’amour parce qu’elle ne se sent pas digne d’être aimée et a peur d’être rejetée. Elle priorise les relations superficielles qui paraissent bien au lieu de prioriser les relations qui font du bien parce qu’elle préfère rester à la surface des choses. Elle trouve une façon de justifier son choix et vit dans le mensonge pour éviter de toucher à ses blessures émotionnelles. Elle repousse l’intimité et le sentiment d’appartenance dans une relation, ce qui aggrave sa situation puisqu’elle s’isole émotionnellement.
2. L’isolation
L’isolation, c’est un manque de contact physique ou émotionnel et un manque de relations significatives. Le rejet crée de l’anxiété sociale qui nous pousse vers la réclusion et qui affecte négativement notre sens de communauté. Nous avons tendance à nous méfier et à éviter les autres par peur d’être blessés.
Une personne qui s’isole émotionnellement et qui vit avec le rejet ne demande de l’aide à personne parce qu’elle a l’impression d’être un fardeau. Elle semble indépendante, mais la réalité est qu’elle tente de se protéger. Elle se sent seule, ignorée et incomprise, car elle évite les relations intimes. Elle prend ses distances en premier avant de ressentir la distance que les autres peuvent prendre et elle rejette avant de se faire rejeter. Elle se positionne comme une victime parce que le rejet qu’elle expérimente est toujours la faute de l’autre, mais jamais son comportement.
3. La mentalité de victime
Lorsque nous sommes affectés par le rejet, nous développons une mentalité de victime. La victimisation est une tendance à se voir comme une victime des circonstances et des actions des autres. Nous attribuons nos échecs et nos problèmes à des facteurs externes plutôt que de nous responsabiliser. Nous dramatisons notre malchance et nous le faisons souvent en comparaison aux autres.
Une personne qui opère dans la victimisation cherche constamment la sympathie et a tendance à manipuler les émotions afin de recevoir de l’attention. Elle se voit comme une cible, se sent impuissante et croit qu’elle n’a aucun contrôle sur ce qui lui arrive. Elle s’identifie à sa blessure et celle-ci devient sa personnalité. Elle se sent rejetée lorsqu’une personne met une limite et est incapable de recevoir le mot “non”. Le rejet amplifie son besoin d’être validé et elle devient dépendante des autres afin d’être approuvée.
4. La codépendance
La codépendance est une dépendance excessive sur l’autre, et ce, au détriment de soi-même. Le traumatisme du rejet déclenche une hypersensibilité face aux besoins des personnes et nous devenons davantage conscients de leur perception. Nous développons le besoin constant de plaire et le besoin compulsif à prendre soin des autres parce que nous tirons notre valeur de ce qu’on fait pour eux.
Une personne codépendante et affectée par le rejet est perfectionniste en relation. Elle tente d’être parfaite parce qu’elle croit que son imperfection va se faire rejeter. Le rejet impact son estime personnelle et elle compromet ses limites, ses valeurs et ses priorités afin de se faire accepter. Elle finit par développer du ressentiment parce que les autres prennent avantage d’elle à cause de sa codépendance qui peut devenir une obsession et même une addiction.
5. Les addictions
Notre incapacité à supporter le rejet entraîne des habitudes nocives. Après avoir été rejeté, notre cœur devient vulnérable et nous cherchons le réconfort et l’acceptation dans les choses externes. Le rejet et le mépris que nous expérimentons produisent en nous des liens traumatiques avec ce qui nous donne une impression d’intimité et nous emprisonnent dans nos addictions. Nous nous attachons à ce qui nous fait du mal.
L’individu qui se fait rejeter à maintes reprises est mis dans une position où il veut se faire recevoir par quelqu’un ou quelque chose. Le vide se crée en lui et il tente de le remplir en se nourrissant d’une façon malsaine. Il se laisse emporter par ses pulsions charnelles parce qu’il ressent le manque et veut le combler. Que ce soit par la nourriture, le sexe ou tout ce qui le distrait de ses émotions, il essaye de nourrir le vide dans son cœur. En vérité, il est en manque d’intimité et de proximité. Il tente de combler ce besoin humain et tout à fait légitime par des choses qui le détruisent au lieu de le construire. Ce qui construit, c’est l’amour de Dieu et le rapprochement des cœurs. Sa peur du rejet l’empêche d’être intime avec la personne qu’il aime parce qu’il a peur d’être blessé. Alors, il continue de nourrir ses vices pour ne pas ressentir le vide qui ne fait que s’agrandir. Il se met à fuir la réalité de sa vie, qui est la vérité de ce qu’il y a dans son cœur. Il pense qu’il fuit les autres, mais il se fuit lui-même.
6. La fuite
Un autre signe que nous sommes affectés par le rejet, c’est la fuite. La fuite, plus précisément le masque du fuyant, est un concept qui vient de la théorie de Lise Bourbeau, auteure du livre “Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même”. Porter le masque du fuyant protège de la blessure du rejet. C’est une tactique de survie inconsciente que nous développons pour nous défendre de la douleur qu’on ressent. Lorsque la blessure du rejet surgit en nous, nous fuyons.
Nous reconnaissons une personne fuyante dans sa manière d’être. Son corps et son esprit sont contractés. Elle se replie sur elle-même et se fait petite. Elle ne fait pas trop de bruit et a peur de parler. Elle remet en question son droit d’exister et ne prend pas sa place. Elle rejette même la réalité de sa propre conception en opposant la spiritualité et la sexualité, ne réalisant pas que l’un ne va pas sans l’autre. Elle se sent invisible et veut souvent disparaître.
Le fuyant a peur de l’engagement que ce soit dans une relation, un milieu de travail ou une communauté. Il ne s’attache pas à ce qui peut l’empêcher de fuir lorsqu’il est confronté au rejet. Il a tendance à internaliser le rejet et pense que c’est de sa faute. Il se sent inadéquat, incapable et souvent offensé lorsqu’on lui dit la vérité, malgré qu’elle libère.
7. L’offense
Un cœur blessé et rejeté est combatif et sur la défensive. Cette défensive nous donne des oreilles qui nous font entendre des choses qui nous offensent rapidement. Nous percevons la vérité et la correction comme une attaque parce que notre égo est suractivé à cause des blessures refoulées. Personne ne peut nous enseigner parce qu’on sait mieux que tout le monde et ceux qui expriment une vérité deviennent des menaces et des ennemis. Nous devenons susceptibles, nous prenons tout personnel et nous interprétons mal les conversations.
L’individu facilement offensé croit que les autres le perçoivent négativement et qu’ils ont de mauvaises pensées à son égard. Il crée des rumeurs dans sa tête par rapport à lui-même et est convaincu que c’est ce que les autres pensent de lui. Il tente de se défendre contre cet ennemi imaginaire en semant la discorde autour de lui afin de contrôler le narratif et d’éviter de ressentir le rejet. Il a peur du regard des autres et est hyper vigilant de son environnement. Il pense qu’il se fait toujours observer, examiner et critiquer.
De plus, la personne sur la défensive est plus intéressée à prouver son point qu’à entendre la vérité. Elle a déjà son idée préconçue et considère l’opinion des autres comme insignifiante. Elle est incapable de voir ses torts et sa capacité à se tromper. Plus son cœur est blessé, plus son égo est démesuré et plus elle est dominée par son ombre, qui est une fausse identité.
8. La fausse identité
Un autre signe que nous sommes affectés par le rejet, c’est la dissociation avec notre authenticité. Lorsqu’on expérimente le rejet, que ce soit à l’âge adulte ou à l’enfance, une séparation se crée entre qui nous sommes réellement et ce que nous prétendons être. Cette fausse identité prend forme parce que notre sincérité s’est fait repousser dans le passé. Nous développons une façade afin d’éviter la douleur qui vient avec le rejet de notre vraie personnalité. Nous devenons inauthentiques parce qu’on s’est abandonnés pour une image superficielle. L’authenticité se manifeste quand le cœur et la tête sont alignés. Il s’agit de l’harmonie entre l’âme et l’esprit, et du fait d’être en accord avec soi-même.
La personne qui maintient une fausse image est dans un constant combat entre son cœur et sa logique parce que le cœur n’est pas guéri. Vivre avec ce malaise alourdit sa vie et tout ce qu’elle entreprend crée l’illusion parce qu’elle est elle-même une illusion. Cette fausse image la corrompt et elle devient superficielle, contrôlante, hautaine, méprisante, froide de cœur et remplie de fierté, bien qu’elle puisse s’habiller de bonnes vertus. Elle a perdu la connexion avec sa vraie nature qui, elle, est amour, bienveillante, empathique, compatissante et humble. C’est uniquement en guérissant du cœur qu’elle pourra retrouver son authenticité. Sans cette guérison, elle restera une personne manipulatrice qui est dans le “paraître et le faire” et non dans “le ressenti et l’être”.
9. La manipulation
La manipulation est un autre signe qui démontre que notre cœur est blessé par le rejet. La manipulation, c’est de vouloir contrôler une personne ou une situation de manière subtile et trompeuse dans le but d’obtenir quelque chose qui nous avantage. Le traumatisme du rejet fait de nous des personnes contrôlantes parce que nous voulons nous protéger d’une potentielle blessure. Nous essayons de contrôler les circonstances pour rester au-dessus des autres. C’est aussi une façon de reprendre notre pouvoir personnel parce qu’il nous a été enlevé lorsqu’on s’est fait rejeter. La plupart du temps, nous le faisons de manière inconsciente.
La personne au comportement manipulateur est égoïste et ne considère plus les autres. Bien qu’elle semble généreuse, elle met ses ambitions en premier parce qu’elle cherche son propre bénéfice. Elle justifie son mauvais comportement, est incapable de s’excuser et de voir ses torts. Elle peut même se perdre dans l’occultisme à essayer de manipuler les autres dans le monde spirituel afin de garder son contrôle. Elle tente de contrôler les destinées et ce que les autres disent, pensent et font. Elle convoite, envie et jalouse parce qu’elle ne possède pas les vertus nécessaires pour obtenir légitimement ce qu’elle désire. Alors, elle se résigne à des tactiques de manipulation pour l’obtenir. Elle personnifie la déception parce qu’elle n’est pas ce qu’elle présente. Elle ne respecte pas les règles, les limites et l’autorité. Elle a une mentalité rigide qui se sent menacée par la divergence d’opinions parce que ça la rend insécure.
10. L’insécurité
L’insécurité est aussi un signe qui démontre que nous sommes affectés par le rejet. L’insécurité se définit par un sentiment d’incertitude et de vulnérabilité. Le rejet nous fait douter de nos capacités parce que notre valeur et notre identité sont attachées à l’opinion d’autrui. Nous aurons ce besoin d’être affirmés et confirmés avant de prendre une décision. Nous devenons indécis et recherchons la direction à travers les autres. Ce sont nos expériences négatives et humiliantes ou le manque de validation et d’amour à l’enfance qui entachent notre confiance en soi.
D’une part, la personne insécure et liée par le rejet aura l’impression d’être paralysée et muselée. Elle perd son habileté à communiquer ses besoins et à exprimer ses émotions parce qu’elle est emprisonnée par la peur. D’autre part, la personne insécure peut tenter de masquer son insécurité et ses plaies intérieures en étant le centre d’attention. Elle aura tendance à exagérer, à être bavarde et à parler fort afin qu’on la remarque et qu’on ne découvre pas son sentiment d’inadéquation. Peu importe le cas, l’insécurité engendre chez cette personne le sentiment d’être brisé. Ce sentiment l’empêche de ressentir de l’amour pour elle-même et elle se met à se négliger.
11. La négligence de soi
La négligence de soi, c’est lorsqu’on cesse de répondre à nos besoins fondamentaux, qu’ils soient physiques, émotionnels ou spirituels. La blessure du rejet change la perception que nous avons de notre valeur. À force de nous faire rejeter par les autres, nous finissons par nous rejeter nous-mêmes et nous commençons à nous négliger parce qu’on se sent invisibles.
La personne qui se néglige s’éteint tranquillement. Elle perd son enthousiasme, sa joie de vivre et sa vitalité. Elle omet de manger sainement, de s’entraîner et de prendre soin de son apparence physique. Elle ignore ses émotions parce qu’elles sont souvent trop douloureuses à ressentir et son cœur s’endurcit à cause de l’accumulation d’émotions non extériorisées. Le rejet la désaligne également avec ses objectifs et ses aspirations. Elle perd toute motivation et tombe malheureusement dans la paresse.
12. La paresse
Le rejet peut nous vider de notre énergie. Nous perdons notre résilience et notre capacité à nous relever. Nous devenons paresseux et indifférents parce que nous avons perdu notre force physique, mentale et spirituelle à cause de la fatigue émotionnelle. Notre cœur devient difficile à porter et tout devient difficile à faire. La paresse nous endort et nous vole notre vigilance. On ne s’observe plus et nous perdons notre sens de direction.
L’individu qui a le cœur meurtri par le rejet n’a plus cet esprit de combattant. Il est dépressif et dans la défaite. Il cherche à se faire sauver par quelqu’un d’autre et désire que les autres combattent pour lui. Il donne l’apparence d’être faible, fragile et désemparé. Il s’agrippe aux personnes saines, se nourrit de leur vitalité et exploite leurs ressources. Tout ce qu’il peut faire, c’est de prendre sans rien avoir à redonner parce qu’il est vidé de ses forces.
Ces signes et symptômes révèlent la profondeur de notre plaie et l’importance d’en guérir. La blessure du rejet crée un vide duquel nous voulons nous distraire en adoptant des comportements destructeurs.
De plus, elle est l’un des fondements d’une vie vécue dans la peur. La peur est une émotion humaine qui peut nous protéger d’un danger perçu. Cependant, la peur excessive et irrationnelle peut nous paralyser et nous empêcher de vivre une vie épanouie. Qu’il s’agisse de la peur de l’engagement, des émotions, d’aimer ou de l’intimité, la meilleure façon de surmonter nos peurs est de les affronter en s’exposant progressivement à celles-ci.
La prise de conscience est la première étape vers la guérison émotionnelle. Elle permet de voir clairement ce qui se passe à l’intérieur de nous en explorant notre être intérieur. Les livres et les articles comme celui-ci sont de puissants outils qui servent de miroirs révélateurs nous permettant de grandir en conscience de soi et d’avoir un regard critique envers nous-mêmes. Les miroirs sont symboliques de vérités, de réflexions et de consciences. Ils nous permettent de voir au-delà des apparences et de découvrir ce qui est caché et inconscient. Nos relations et nos expériences peuvent également servir de miroirs révélateurs. Que ce soit une personne qui nous ressemble ou qui nous confronte à nos propres limitations et préjugés ou une situation difficile qui nous révèle la vérité de notre caractère.
Bref, afin de se libérer de la blessure du rejet, il est essentiel de prendre conscience de la blessure en premier. Notre cœur qui représente cet enfant intérieur, saigne et a besoin d’être pansé. Avant de le soigner, il veut être vu parce qu’il a été ignoré et c’est l’une des difficultés. Prendre conscience de ses blessures est douloureux parce qu’on réalise à quel point nous nous sommes réellement négligés. Trouver le courage de se regarder fait partie intégrante du processus de guérison. Reconnaître sa condition est une expérience malaisante. Ce malaise peut nous motiver à faire le travail nécessaire pour trouver la restauration. C’est uniquement par l’introspection et en développant une saine autocritique que nous pourrons entamer notre guérison émotionnelle. C’est notre catalyseur vers le changement.
Sois libre, sois souveraine
Natalia ♡
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